Aujourd'hui, le Centre de sauvegarde de la faune sauvage du Limousin dispose d'un terrain de 700 metres carrés sur lequel sont implantés 7 volières et un local de 46 mètres carrés. Le bâtiment compte deux pièces qui font office à la fois de salle de soins, de salle de formation, de bureau, d'espace de convalescence pour les pensionnaires encore trop faibles, et de lieu d'élevage pour les jeunes oiseaux.
Ces installations sont inadaptées, vieillissantes, en nombre insuffisant et ne répondent plus aux normes en vigueur.
Plus de 300 animaux ont été reçus au Centre en 2008, et plus de 50 % d’entre eux ont été réinsérés dans le milieu naturel.
Plusieurs espèces protégées sont concernées, et parmi celles-ci des espèces à forte valeur patrimoniale : milan royal, milan noir, faucon pèlerin, butor étoilé…
Pendant les périodes de forte activité, le Centre de sauvegarde accueille en effet jusqu'à 100 animaux simultanément, et enregistre jusqu’à quinze entrées supplémentaires par jour.
Et la fréquentation du Centre de sauvegarde de la faune sauvage du Limousin ne cesse de croître.
Le taux de réussite des soins a lui aussi progressé. De 45,6 % en 2007, il a atteint 53,2 % en 2008. Plusieurs raisons expliquent le phénomène :
l'expansion de l'emprise humaine sur le milieu naturel, la plus forte sensibilisation du public aux enjeux environnementaux, la professionnalisation de l'activité du Centre, et sa plus grande notoriété.
Actuellement, la pression anthropique sur les milieux se fait de plus en plus forte, on assiste à la fois à un appauvrissement de la biodiversité et à un effondrement des effectifs de certaines espèces.
De ce fait, la sauvegarde d’individus même en nombre limité et même pour des espèces encore considérées il y a peu comme abondantes prend tout son sens.
Or le Centre de sauvegarde de la faune sauvage du Limousin est la seule structure habilitée à recueillir et soigner des animaux sauvages dans la région.
Le lieu actuel ne permet pas une extension suffisante. La pérennité de la mission de sauvegarde du Centre passe donc obligatoirement par une nouvelle implantation.
1300 mètres carrés de terrain sont nécessaires pour répondre aux normes administratives, aux impératifs biologiques et sanitaires des espèces détenues, et pour maintenir la qualité des soins.

Le nouveau bâtiment répondra aux normes de Haute Qualité Environnementale. Il sera scindé en deux pôles isolés : l'un pour l'activité administrative du Centre, l'autre pour les soins. La partie dédiée aux soins inclura deux infirmeries, l'une pour les mammifères, l'autre pour les oiseaux.
Les installations extérieures comprendront une volière réservée à l'accueil des chauve-souris, et des box mammifères, dont le Centre est actuellement dépourvu.
Ce projet permettra d'augmenter la capacité d’accueil du Centre, d'améliorer les conditions de détention des pensionnaires et de faire face à une situation de crise sanitaire (épizootie).
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SOS FAUNE SAUVAGE |
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